Au-delà de l'intuition, communiquer stratégiquement

Pourquoi comprendre le fonctionnement de notre cerveau est essentiel pour communiquer efficacement.

Nous passons notre vie à expliquer, raconter, argumenter, essayer de convaincre. Et pourtant, combien de malentendus, de résistances ou de messages qui « ne passent pas » ?
La raison est simple : nous communiquons souvent comme si l’autre percevait, traitait et interprétait l’information comme nous. Or, les neurosciences montrent précisément l’inverse : la communication n’est pas un transfert d’information, mais une reconstruction active, dépendante de nos fonctionnements cérébraux.
Ainsi, comprendre comment le cerveau filtre, saisit et mémorise un message nous donne l’occasion de changer radicalement nos manières de communiquer.

Mythes, légendes, sagas, contes de fées…pourquoi y sommes-nous si accros ?

Je vous ai déjà raconté dans un autre article pourquoi notre cerveau aimait les récits. A cette période de l’année, entre les revenants d’Halloween et les rennes du Père Noël, j’aimerais approfondir la question des contes, mythes sagas et autres légendes. Transmis depuis la nuit des temps, avant l’écriture, avant la science, avant même les dieux organisés, pourquoi traversent-ils les époques et continuent-ils de nous fasciner ?

Le libre arbitre: qui décide vraiment ?

Vaste question qui a mobilisé des armées de philosophes (et qui continue de nous hanter). Nous aimons croire que nous sommes maîtres de nos choix. Que chaque décision (prendre un café plutôt qu’un thé, changer de travail, lire encore un chapitre …) émane de notre volonté consciente et d’une réflexion approfondie, assumée et maitrisée. Et pourtant…

Et l’oubli dans tout ça ?

Dans mon article précédent, je vous ai parlé de la mémoire et de sa non fiabilité et j’ai eu envie de creuser encore un peu la question. Je vous avais déjà expliqué que notre cerveau était tout sauf une caméra fidèle, plutôt un conteur d’histoires. Mais qui dit conteur, dit choix des anecdotes à privilégier ou négliger…et l’oubli est fondamental pour pouvoir fonctionner correctement. En réalité, c’est même l’un des mécanismes les plus intelligents de notre cerveau : il nous protège et nous rend adaptable.

La mémoire, ce n’est pas ce que vous croyez ! 
(spoiler : ce n’est pas fait pour nous souvenir…)

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi cela servait ? Intuitivement, vous allez me dire que la mémoire sert à se souvenir du passé. C’est vrai mais pas seulement… La mémoire sert en fait à beaucoup d’autre chose. Elle crée du sens et de la cohérence en nous aidant à maintenir la continuité de notre « moi », elle structure nos relations sociales mais surtout c’est un outil pour prédire l’avenir !

Et si la motivation n’était pas qu’une question de volonté ?

 « Allez, il faut que je me motive ». Qui n’a pas un jour prononcé cette phrase en essayant de se mettre à cette activité qu’on n’a aucune envie de faire. Autrement dit, pourquoi avons-nous une énergie débordante pour des choses parfois futiles et aucune motivation pour ce qui devrait compter vraiment ? Bonne nouvelle, ne pas être motivé, ce n’est pas une question de paresse ou de volonté, c’est une affaire de régulation interne du cerveau et on peut l’influencer.

Pourquoi pensons-nous tous différemment ?

Rappelez-vous la dernière discussion avec vos deux meilleurs amis en sortant du cinéma. Vous avez adoré le film, Kevin l’a trouvé bof, Samantha totalement nul et n’a rien compris à l’histoire. En lisant le même livre, regardant le même film ou vivant le même événement, nous en ressortons régulièrement avec une compréhension totalement différente. L’un y voit une ode à la liberté, l’autre une critique du conformisme ; l’un en garde un souvenir joyeux, l’autre une sensation de malaise. Cette diversité des interprétations n’est pas simplement une affaire d’opinion : elle est profondément enracinée dans la manière dont notre cerveau fonctionne. Mais comment est-ce possible ? 

Notre cerveau dans l’ère numérique…qu’est-ce qui a changé ?

La révolution numérique a bouleversé toute notre vie, de notre manière de travailler, à celle d'apprendre et surtout de communiquer. À l’ère des smartphones et des notifications constantes, les écrans modifient notre attention. Ce que l’on sait moins, c’est que ces changements ont un impact mesurable sur notre cerveau. Les neurosciences nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre comment les outils numériques transforment nos interactions, notre attention… et même nos émotions.

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine… (ou pourquoi notre cerveau préfère qu’on lui raconte des histoires)

Vous pouvez citer sans peine la réplique de ce film vu il y a dix ans mais vous avez oublié le contenu de la présentation d’hier ? Vous pouvez me raconter toutes les péripéties du dernier roman que vous avez lu et qui vous a tenu éveillé toute la nuit alors que votre dernière formation de finances publiques vous a perdu au bout de quelques minutes ? 

Et c’est normal…notre cerveau préfère qu’on lui raconte des histoires. Pas seulement pour se divertir, mais aussi pour comprendre le monde, donner du sens à ce que nous vivons, et surtout… mémoriser. La science nous éclaire de plus en plus sur les mécanismes qui expliquent cette passion cérébrale pour la narration.

La sidération : nouvelle technique de communication ?

La sidération est un état émotionnel qui se produit face à un stress, qu’il soit physique ou psychologique comme un discours paradoxal ou extrême. 
Elle repose sur l’effet de surprise, la confusion qui entraine l’inhibition temporaire des capacités de réaction chez l’interlocuteur. Il s’agit de court-circuiter la réaction immédiate pour imposer un message.

Comment les réseaux d’information influencent toutes nos vies.

Nexus de Y.N. Harari est l’un des livres les plus intéressants qu’il m’ait été donné de lire récemment et je considère que tout un chacun devrait absolument s’y plonger afin de mieux comprendre et réfléchir à notre monde et surtout à celui qui peut advenir. 

Dans ce livre, Y. Harari retrace l'évolution des réseaux d'information, depuis les premières formes de communication jusqu'aux défis contemporains posés par l'intelligence artificielle. Il interroge le rôle de ces réseaux dans la construction des sociétés humaines et met en garde contre les dangers de l'IA sur nos structures sociales et politiques.

Neurosciences et discours politique : peut-on mieux comprendre l’impact des discours de D. Trump ? 

Le discours d'investiture de Donald Trump, prononcé le 20 janvier 2025, a suscité de vives réactions, non seulement pour son contenu politique, mais aussi pour sa structure rhétorique et son impact émotionnel.

Il offre une riche matière pour une analyse neuroscientifique. En effet, en analysant un discours sous cet angle, on peut décoder comment des mots, des idées ou des symboles activent les émotions et utilisent les biais cognitifs, maximisant ainsi leur impact.

Nous avons besoin de votre consentement pour charger les traductions

Nous utilisons un service tiers pour traduire le contenu du site web qui peut collecter des données sur votre activité. Veuillez consulter les détails dans la politique de confidentialité et accepter le service pour voir les traductions.